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Champagne
Avec
les vignobles de lAisne, la Picardie possède
plus de 2 000 ha de vignes de Champagne. Ce précieux
breuvage bénéficiant dune Appellation
dOrigine Contrôlée, trouve dans
ce terroir, les éléments qui lui confèrent
sa texture et son goût incomparables.
Longtemps considérée comme un défaut,
la fermentation de ce vin a pu être maîtrisée
par Dom Pérignon et Frère Jean Oudart
de Piery.
Le savoir faire des viticulteurs et des maîtres
de chais sest perpétué au fil
des générations pour le plus grand plaisir
des consommateurs. Quil soit brut, sec, demi-sec
ou rosé, le Champagne est à déguster.
Négociants, manipulateurs et producteurs sont
prêts à faire découvrir leur production.
Comme Jean de la Fontaine aimait à le faire,
vous pourrez également vous promener à
travers les vignobles de lAisne.
La
Confiture de lait
Selon la légende
du XIXème siècle, on attribue la découverte
de la confiture de lait à la distraction d'un
chef cuisinier de l'armée napoléonienne.
A cette époque, les soldats avaient pour ration
un bol de lait sucré.
Lors d'une bataille, la mixture aurait chauffé
plus longtemps, mais le résultat était
plus succulent.
Le mélange obtenu s'était transformé
en une pâte onctueuse délicieusement
caramélisé.
Elaborée à partir de lait sélectionné
et de sucre, la confiture de lait Saveurs de Picardie
est une onctueuse pâte avec une consistance
comme celle d'une crème épaisse.
Son goût est celui d'un caramel tendre avec
la saveur du lait. La confiture de lait est obtenue
par cuisson avec ébullition prolongée.
L’Anguille
L’anguille est
piégée en Haute Somme depuis 1383.
Poisson rond au corps allongé, elle peut peser jusqu’à deux kilogrammes. Elle
se capture au filet ou en anguillère. Les pièges en bois, fabriqués par les
"poissonniers d’eau douce" de la Haute-Somme, et situés aux vannages
ou rayères, sont au nombre de neuf de Saint-Christ-Briost à Bray-sur-Somme.
L’anguille se déguste fraîche ou fumée, et s’accommode de multiples sauces.
Le
Haricot de Soissons
En 1590, un
moine consigne l’histoire de la rue des fèves, nom donné à une rue de Soissons
où les haricots proliférèrent spontanément, sauvant ainsi miraculeusement
les habitants de la famine.
Au XVIIème siècle, le haricot de Soissons est cité dans une encyclopédie comme
étant le meilleur de l’espèce. En 1789, un ouvrage anglais cite les grandes
plantations de haricots de la région de Soissons et au XIXème siècle, Brillat
Savarin vante ses vertus.
Le haricot de Soissons se caractérise par une peau très fine et un goût agréable,
et il se cultive traditionnellement sur rame. Il existe une grande variété
de façons pour le cuisiner.
La
Salicorne
La salicorne
(Salicornia europaea L.), de la famille des Chénopodiacées, est une plante
halophile, c'est à dire capable de vivre sur des sols salés tels que les vasières
de la Baie de Somme. Sa principale caractéristique morphologique traduit son
adaptation à la présence de sel : l'accumulation d'eau douce (90%) dans ses
tissus lui donne cet aspect charnu, succulent.
On distingue plusieurs
espèces de salicornes qui se répartissent en deux grandes catégories :
- les salicornes
vivaces dont la tige ligneuse exclut toute exploitation ;
- les salicornes
annuelles. Elle est verte et tendre en période de végétation, moment idéal
pour la récolte ; à l'automne, elle devient ligneuse et prend une très jolie
couleur pourpre qui illumine le rivage.
La salicorne a la
particularité d'accumuler une grande quantité de sels minéraux, ce qui explique
sa richesse en vitamines A, C, D et en oligo-éléments.
La salicorne, appelée
aussi "passe-pierre", doit son nom à sa forme : la feuille principale
constituée de renflements emboîtés les uns aux autres se termine par un mamelon
saillant ou "corne de sel".
L'exploitation de
cette plante est ancienne, tant à des fins industrielles (savon, soude, verre),
qu'alimentaire (légumes, conserve) ou thérapeutiques (Vitamine C).
En Baie de Somme,
elle est principalement récoltée de fin mai à fin juillet, entre le Hourdel
et Saint Valéry sur Somme, essentiellement par les pêcheurs à pied. La Baie
de Somme, avec 400 à 500 tonnes de salicornes cueillies chaque année, représente
90% de la production nationale.
La salicorne bénéficie
d'une image de produit naturel, biologique, original et se consomme principalement
en condiment (au vinaigre) ou en légumes (cuisinée comme des haricots verts).
La
Moutarde artisanale
Fabriquée
au cidre ou à la bière, notre moutarde artisanale Saveurs de
Picardie a pour elle davoir été travaillée sur
meule de pierre. Une technique en usage dès le 15e siècle, qui
lui vaut aujourdhui de surpasser en qualité toutes les moutardes
de sa génération.
A base de cidre et de vinaigre de cidre dans sa version typiquement "picarde",
elle a produit la consistance et lonctuosité quon lui connaît.
Finement grenue façon "ancienne", elle doit à la bière
seule cette belle saveur ambrée qui la caractérise. Douce, ou
légèrement amère, cette étonnante moutarde artisanale
soulignera avec subtilité vos meilleurs plats.
Le
Maroilles
La Picardie
possède l’un des fromages les plus réputés de France : le Maroilles,
pour lequel seules les caves de Thiérache permettent le développement de la
flore particulière qui lui donne sa saveur.
Depuis le XIXème
siècle, les historiens et les érudits s’accordent pour attribuer la création
de ce fromage aux moines de l’abbaye de Maroilles. Son origine millénaire
n’étant attestée par aucun écrit. On ignore à quelle époque la méthode de
fabrication du maroilles a été mise au point, mais on suppose qu’elle a été
améliorée au cours des ans. Le savoir-faire des fromagers est reconnu grâce
à l'AOC qui couronne ce fromage depuis 1986.
Le
Porc d'Antan
Parfaitement
naturel, le porc d'antan a été élevé dans la paille
et nourri au grain, comme on faisait autrefois. C'est
ce qui lui vaut cette chair délicatement colorée,
ce fondant, cette saveur reconnaissable.
Sachez
également que le porc d'antan est un produit spécifiquement
picard. Sachez enfin qu'il vous offre la garantie
d'une viande "tracée" qui a été produite,
de surcroît, dans le plus grand respect de l'environnement.
Liste
des boucheries-revendeurs
Le
Miel
La Picardie
est une région de production de miel, citée comme référence
pour son miel jaune. La récolte peut-être réalisée
en une fois pour un miel "toutes fleurs" ou après chaque
floraison (miels unifloraux type tilleul, acacia, lavande, etc...).
Au printemps, une
hausse dans laquelle les abeilles déposent leur excédent de
miel, est posée sur la ruche !
La récolte unique a souvent lieu au mois d'août : on chasse les
abeilles des hausses par de la fumée ou des produits répulsifs,
les cadres de la hausse désoperculés sont passés à
l'extracteur et le miel qui s'en écoule est laissé quelques
jours au repos avant la mise en pot.
Aujourd'hui, le miel est apprécié pour ses propriétés
adoucissantes et il est utilisé pour remplacer le sucre dans les thés
et les tisanes ou pour tartiner.
Il sert également à une production importante d'hydromel en
Picardie, distribué sur tout le territoire. Enfin, et cette utilisation
n'est pas la moindre, l'emploi du miel est l'un des traits caractéristiques
de la composition des macarons d'Amiens.
La
rhubarbe
Importée
par les jardiniers anglais, la rhubarbe fait son apparition en Picardie, surtout
dans les potagers des particuliers, au tout début du siècle
dernier.
La rhubarbe est une plante vivace à grand développement, qui
aime les terres fraîches et profondes. Ses feuilles vertes très
larges sont portées par de forts et longs pétioles qui représentent
la partie comestible de la plante.
La reproduction de la rhubarbe peut se faire par semis, mais le mode de culture
le plus utilisé est la multiplication par éclats de souche plantés
en pleine terre, soit en mars, soit en octobre.
Avant tout, le sol doit être labouré à plus de 50 cm de
profondeur et une fumure de fond est apportée. Les travaux d'entretien
se résument à un désherbage manuel et à une fumure
en hiver. L'été, on veille à ce que le terrain reste
frais. La récolte des pétioles s'étale de la mi-avril
à septembre.
Très acide, le pétiole est cuit avec son poids de sucre. La
compote obtenue est utilisée en confiture et entre dans la composition
de nombreux gâteaux. La rhubarbe est également transformée
en vin ou en jus.
Les
pommes de terre
La pomme de
terre est née dans la Cordillère des Andes 9 siècles
avant JC. Elle est introduite en Europe par l’Espagne au 16ème
siècle et arrive en France au début du 17ème
siècle.
Les français restent réfractaires à sa consommation jusqu’à
ce que Antoine-Augustin Parmentier, originaire de Montdidier dans la Somme,
vulgarise ce tubercule. Pour cela il use d’un subtil stratagème :
les français ne veulent pas de la pomme de terre, il faut donc attiser
leur curiosité et provoquer la convoitise. Il plante un champs de pommes
de terre qu’il fait garder le jour, mais les sentinelles se retirent la nuit.
Les vols se multiplient et la consommation de la pomme de terre se développe.
Aujourd’hui la pomme de terre est un des produits de base de la consommation.
Deux catégories de pommes de terre existent. Les pommes de terre à
chair ferme (Charlotte, Pompadour, Ratte, Roseval, …) recommandées
pour les salades, pommes vapeur, gratin et pommes rissolées. Les pommes
de terre de consommation (Bintje, Samba, …) utilisées pour les potages,
pommes au four, ragoûts et purée.
A cela s’ajoutent les variétés spéciales comme la vitelotte,
la pomme de terre à chaire violette.
Quelques
chiffres :
La Picardie
est la deuxième région productrice de pommes de terre de consommation
derrière le Nord-Pas de Calais. Elle représente 20% de la production
française avec ses 21 850 ha et ses 954 845 Tonnes.
Le
Cidre
Venu du lointain Moyen-âge, le cidre de Picardie est réputé
depuis le début du 17ème siécle.
Produit aux quatre coins de Picardie, le cidre est issu de différentes
variétés de pommes, dont le choix reste le secret de chaque
producteur.
Récoltées au début de l’automne, les pommes sont triées
puis finissent de mûrir en entrepôt. Une fois à maturité
(vers fin octobre-début novembre), les pommes sont pressées
et brassées. Le moût ainsi obtenu est alors mis à décanter
et un " chapeau brun " se forme en surface. Le liquide
limpide est alors soutiré et transvasé en cuve de fermentation.La
fermentation peut durer de 40 jours pour un cidre doux à 6 mois pour
un cidre brut.
Le cidre peut alors être mis en bouteille où il achève
sa prise de mousse naturelle.
Quelques chiffres :
Il faut environ une tonne de pommes pour fabriquer 600 litres de cidre.Il
existe une seule entreprise artisanale mais de nombreuses entreprises agricoles
qui produisent du cidre en Picardie.
Le
canard Colvert
Depuis des siècles la Baie de Somme est une extraordinaire réserve
naturelle pour le gibier d’eau, dont un commerce local existait déjà
à l’époque de la renaissance.
Le Canard Colvert de la Côte Picarde est issu d’une souche de canard
sauvage (Anas platyrhynchos). Il est élevé en conditions naturelles
près de Rue, dans la Somme, c’est pourquoi dès l’âge de
trois semaines , il dispose d’une étendue d’eau.
Son alimentation à partir de deux mois est essentiellement à
base de blé.
Abattu à l’âge de 13 à 15 semaines, il offre une viande
goûteuse, de caractère et très tendre.
En raison des typicités de l’élevage, il est disponible pour
les tables de fin juin à mi octobre sous deux calibres : 0,8 à
1 kg ou 1 à 1,2 kg.
La
bière
Aujourd'hui l'une des boissons les plus appréciées au monde
avec près de 20 000 sortes différentes, la bière s'est
implantée en Picardie dès le XVIème siècle.
C'est dans la seconde partie du XXème siècle, que les bières
traditionnelles regagnent un marché grâce à la redécouverte
des bières à fermentation haute.
C'est ainsi que l'on compte désormais trois brasseries en Picardie
qui produisent des bières à haute ou basse fermentation.
La bière de Picardie est produite à base d'orge malté,
de houblon et d'eau pure.
Les
champignons de Paris
La Picardie est de nos jours la première région de production
de champignons de Paris en frais.
La culture des champignons voit le jour au XVIème siècle dans
Paris mais ce n'est qu'au début du XIXème siècle que
la culture en carrière commence. La production devient alors très
importante.
Les champignonnières disparaissent peu à peu de Paris (destruction
des carrières et disparition du fumier de cheval) pour s'implanter
en Picardie, dans les carrières mêmes qui servirent à
construire la capitale.
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